top of page

ET S'IL S'AGISSAIT D'UN BURN-OUT NON PROFESSIONNEL ?

  • Photo du rédacteur: Marie Laure Romary
    Marie Laure Romary
  • 15 mars
  • 4 min de lecture
Une femme avance sur un chemin pour illustrer le chemin vers le burn-out

Tu entends souvent parler du burn-out au travail.


La pression.

La surcharge.

Le management toxique.


Mais peut-être que ton épuisement ne vient pas de là.

Peut-être que tu t’épuises ailleurs :

  • Dans la parentalité.

  • Dans une relation où tu portes beaucoup.

  • Dans un rôle d’aidante.

  • Dans une emprise qui te demande plus que tu ne peux donner.


Et comme ce n’est pas lié au travail, tu te dis peut-être "Ce n’est pas un vrai burn-out. "

Alors tu continues.

Tu assures.

Tu tiens.

Tu fais ce qu’il faut.

Mais à l’intérieur, quelque chose s’use.

Comme si tu marchais depuis trop longtemps sur un chemin dont la fin s'éloigne à mesure que tu avances.



POURQUOI TON ÉPUISEMENT N’EST PAS TOUJOURS LIÉ AU TRAVAIL


Le burn-out est souvent défini comme un syndrome lié à un stress chronique non géré, caractérisé par l’épuisement, la distance mentale et le sentiment d’inefficacité (OMS, CIM-11).


Mais ce mécanisme d’épuisement ne dépend pas uniquement du travail.


Il apparaît lorsque trois éléments se combinent :

  • une charge qui dure dans le temps

  • un engagement émotionnel important

  • peu ou pas d’espace pour récupérer


Et ces conditions peuvent exister dans bien d’autres domaines de ta vie :

  • Dans ta famille.

  • Dans certaines relations.

  • Dans des responsabilités que tu assumes depuis longtemps


    Le travail n’est donc qu’un contexte parmi d’autres.


LE BURN-IN : QUAND TU CONTINUES À AVANCER… MAIS EN FORCE


Chemin escarpé en forêt représentant le burn-in, lorsque l’on continue à avancer malgré la fatigue et l’épuisement progressif

Le burn-in correspond souvent à cette phase où tu tiens encore. Tu continues à avancer.

Mais quelque chose a changé.

Ton mental ne s’arrête plus.

La fatigue est là, mais tu la repousses.

Tu te dis souvent :

"Encore un peu. "

"Encore un effort."

"Encore une semaine."

"Encore une période à traverser."




C’est une zone grise.

Celle où tu doutes de ta légitimité à ralentir.


Si tu as du mal à savoir où tu te situes sur ton chemin, mettre de la clarté peut déjà soulager.




LE BURN-OUT NON PROFESSIONNEL : S’ÉPUISER AILLEURS QUE DANS SON TRAVAIL


Ton épuisement peut venir d’un rôle dans lequel tu t’investis énormément.

Certaines formes sont aujourd’hui mieux identifiées.



Le burn-out parental


Mère fatiguée tenant son bébé symbolisant la charge mentale et l’épuisement émotionnel du burn-out parental

Si tu es mère, tu sais à quel point ce rôle peut être exigeant.

Il n’y a pas de pause.

Pas de bouton “off”.

Dans le burn-out parental, tu peux ressentir :

  • une fatigue émotionnelle intense

  • la sensation d’être vidé par ton rôle de mère

  • une distance émotionnelle qui t’inquiète

  • le sentiment de ne plus être la mère idéale que tu voudrais être


Ce phénomène est aujourd’hui reconnu par la recherche (Université de Louvain, Mikolajczak & Roskam).



Le burn-out des aidants


Si tu accompagnes un proche malade ou dépendant, tu peux porter énormément.

Tu veilles.

Tu anticipes.

Tu t’inquiètes.

Sans compter tout le temps que tu conscares aux soins et aux démarches.

Avec le temps, la charge devient immense.

Tu peux ressentir :

  • une fatigue chronique

  • un sentiment d’isolement

  • la culpabilité de vouloir souffler ("ce n'est pas moi qui suis malade après tout")



Le burn-out relationnel


Dans certaines relations, tu deviens le pilier.

Celui ou celle qui comprend.

Qui soutient.

Qui absorbe.

Tu donnes beaucoup.

Et petit à petit, tu t’épuises.

Tu réalises que toute la relation repose sur toi...




Femme assise la tête dans les mains illustrant l’épuisement psychologique et la pression émotionnelle liés à une situation d’emprise

L’épuisement sous emprise


Dans certaines situations d’emprise (relationnelle, idéologique ou spirituelle), tu peux être confrontée à :

  • des exigences élevées

  • des injonctions contradictoires

  • une culpabilisation fréquente

  • une perte progressive de repères

  • un isolement social

  • des difficultés financières


    Petit à petit, l’épuisement devient profond.


    Pas seulement physique.

    Mais aussi psychique.

    Et souvent même identitaire.



COMMENT RECONNAÎTRE UN BURN-OUT NON PROFESSIONNEL


Les signes peuvent être très proches du burn-out "classique" :

  • fatigue profonde

  • sensation de vide intérieur

  • hypersensibilité ou irritabilité

  • perte de plaisir

  • détachement émotionnel

  • sentiment d’inefficacité

  • douleurs physiques et troubles digestifs


Et pendant ce temps-là, comme au travail tout va bien, tu ne te rends pas compte que tu glisses vers le burn-out.


POURQUOI CET ÉPUISEMENT EST SI DIFFICILE À NOMMER


Quand le burn-out vient du travail, la cause semble évidente.

Mais lorsque ton épuisement vient d’un rôle ou d’une relation, tout devient plus flou.

Tu minimises.

Tu te dis que tu devrais gérer.

Tu te demandes même parfois si tu n’exagères pas.

Alors tu continues à avancer.

Sans vraiment savoir pourquoi.



ET SI TON ÉPUISEMENT ESSAYAIT DE TE DIRE QUELQUE CHOSE ?


Le burn-out n’est pas un échec.

C’est souvent un signal.

Un signal que :

  • ce que tu portes est devenu trop lourd

  • tes besoins sont restés trop longtemps invisibles

  • l’équilibre entre donner et recevoir s’est rompu


Autrement dit : quelque chose dans ta vie demande à être réajusté.


Peut-être que tu n’as pas besoin de réponses immédiates, juste d’un espace pour t’écouter.




NE RESTE PAS SEULE SUR CE CHEMIN


Silhouette de femme marchant au coucher du soleil symbolisant la reconnexion à soi après une période d’épuisement

Reconnaître un burn-out non professionnel peut être déstabilisant.

Parce que cela peut remettre en question :

  • un rôle

  • une relation

  • un équilibre de vie

  • l'image que tu as de toi


Mais mettre des mots sur ce que tu vis est déjà un premier pas.

Certaines portions du chemin demandent du repos.

D’autres demandent du soutien.

Il y a des moments où avancer seule devient trop lourd.


Dans ces moments-là, être accompagnée peut t’aider à prendre du recul, mettre des mots sur ce que tu traverses et retrouver peu à peu ton propre rythme.

Le coaching est un espace pour déposer ce qui pèse, clarifier ce que tu vis et explorer de nouvelles façons d’avancer.





Pour finir, plutôt que de te demander : "Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?" essaie putôt cette question : "Et si mon épuisement était le signe que je porte trop… depuis trop longtemps ?"

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page